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TES Canada refuse d’être bloquée

TES Canada a demandé d’annuler les règlements municipaux des municipalités de Saint-Luc-de-Vincennes, Saint-Maurice, Saint-Narcisse, Saint-Prosper et Saint-Stanislas, soutenant que leurs règlements contreviennent aux directives du gouvernement en matière de développement éolien. Crédit photo : Le Nouvelliste

C’est au début du mois d’août, alors que nous étions en vacances, que TES Canada a fait à la Cour supérieure du Québec une demande de pourvoi en contrôle judiciaire afin d’annuler des règlements municipaux encadrant le développement éolien dans cinq municipalités de la MRC des Chenaux.

Saint-Luc-de-Vincennes, Saint-Maurice, Saint-Narcisse, Saint-Prosper-de-Champlain, Saint-Stanislas, ainsi qu’à la MRC, soutenant entre autres que ceux-ci contreviennent aux Orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT) et comportent « des mesures excessivement restrictives de nature à compliquer considérablement ou même interdire de facto l’implantation [de son] projet ».

«Nous souhaitons faire clarifier par les tribunaux la validité de règlement qui, selon nos experts et conseillers juridiques, ont pour effet de limiter ou d’interdire le développement éolien de façon illégale et contraire aux orientations gouvernementales. En effet, une municipalité ne peut pas adopter des règlements qui entrent en contradiction avec le schéma d’aménagement du territoire», a fait savoir TES Canada par courriel à la demande d’entrevue du Nouvelliste.

Cette compagnie qui a annoncé le 10 novembre 2023 à Shawinigan son projet alors évalué à 4 milliards $ se trouve, ici, à faire peu de cas d’une lettre datant du 20 novembre 2025 signée de la ministre des Affaires municipales d’alors, Geneviève Guilbault, confirmant que son schéma était conforme aux orientations gouvernementales en aménagement du territoire.

Ce n’est pas sans raison que nos municipalités et la MRC s’en trouvent vexées.

Au final, indiquons que TES Canada pour ce qu’elle appelle le Projet Mauricie était toujours aux dernières nouvelles en intense conversation avec Québec pour qu’au Registre des évaluations environnementales, ses études d’impact (comment un projet va changer la nature, l’eau, la santé et la vie des gens) soient considérées recevables.

Ensuite, la procédure, c’est le BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) devant qui notre MRC entend témoigner puis d’y déléguer un observateur.

Rappelons que le BAPE n’est pas un tribunal et que Québec, ensuite, pourra décider si, oui ou non, il consent à ce que le projet se fasse et dans quelle mesure.

Avec les élections qui s’amènent, on peut penser qu’elles seront ici éoliennes, comme nous le disions dans ce journal en juillet.

Ce qui sera en jeu, c’est, pour résumer, la conversion de nos milieux habités en un immense parc industriel éolien avec tout ce que ça implique comme par exemple, les chemins de gravelle à faire pour aller installer les éoliennes dans le fond des champs et le camionnage intensif sur quelques années.

Pendant ce temps, force est de croire que cette compagnie privée possède une foi inébranlable en la rentabilité de son projet multipliant partout ses campagnes de visibilité, s’offrant par exemple six pages pleines de publicité dans L’Hebdo Mékinac/ des Chenaux du 19 juillet dernier.

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